dimanche 6 septembre 2009

AOUT SUR FLEUR DE LUNE OU LE BLOG D'HELENE

Pour la période du 5 août au 25 août je laisse la parole à Hélène qui fut notre invitée et qui relate à merveille
BLOG D’HELENE
Me voici dans la salle d’embarquement de l’aéroport de Reggio Calabria tout au sud de l’Italie. Jean-Pierre et Eliane viennent de me déposer. 2h30 d’avance, juste assez pour commencer à écrire mes impressions sur mon voyage en Sicile sur Fleur de Lune.
En attendant, la salle d’embarquement m’offre un véritable spectacle avec une foule d’italiens bruyants, des petits hauts à bretelles et de beaux bruns en train de crier au téléphone… Je suis probablement la seule touriste. L’avion est stationné juste à 20 mètres, après une allée de lauriers en fleurs. Au-delà, la mer… L’avion pour Vérone vient juste de décoller sur un bout minuscule de piste qui semble plonger dedans. Tout à l’heure, je vais probablement regretter ma place contre le hublot.
20 jours de vacances ont suffit à neutraliser mon cerveau si bien que mes souvenirs se mélangent. Mes propos seront donc très probablement déformés, transformés, amplifiés…. Je charge Eliane de la relecture et de l’ajout éventuel de quelques photographies choisies. De plus, ne souhaitant pas faire doublon avec son blog, j’ai choisi une autre formule…
600 miles de navigation entre la Sicile, Malte et la Calabre
Avant de commencer, quelques explications sur notre itinéraire s’imposaient de manière à pouvoir me suivre. J’ai rejoint Jean-Pierre et Eliane en Sicile à Palerme, située un peu près au milieu de la côte nord de l’île. Ensemble, nous avons fait un demi-tour de la Sicile, selon le sens des aiguilles d’une montre, en longeant la côte nord puis la côte est. Nous sommes donc passés par Cefalu (7 août), les îles éoliennes (9 et 10 août), le détroit de Messine entre la Sicile et la Calabre italienne (11 août), puis Naxos et Riposto situées sous l’Etna (12 et 13 août) et Syracuse (14 et 15 août). De Syracuse, nous avons fait un aller et retour à Malte (18-19 août) avant de remonter toujours sur la côte est sicilienne puis italienne jusqu’à Crotone (23 août). Le dernier trajet entre Crotone et Reggio Calabria a été fait en voiture et je suis repartie de Reggio. Côté distance, je n’ai pas les chiffres exacts, cela fait environ 600 miles.

L’été sur la côte sicilienne
Aller en Sicile pendant l’été signifie qu’on s’attend à avoir chaud. Effectivement !
Indice UV dramatique pour ma pauvre peau qui a résisté à grands renforts de pilules au carotène et d’accoutrements des plus fantaisistes. Chapeau et lunettes de soleil – normal – chaussettes, caleçon, grande chemise et paréo sur les épaules et les mains. Et une seule couche de vêtement ne suffit pas pour résister aux rayons ardents du soleil… Je rassure, Jean-Pierre et Eliane bronzés se sont tout à fait adaptés, adoptant la tenue de base des siciliens (le short ou le maillot de bain). A terre, une stratégie a été adoptée par tous : slalomer entre les trottoirs situés à l’ombre. En mer, il s’agit de rechercher le carré d’ombre créé par la bôme ou, oh bonheur !, par les voiles si elles sont hissées. Un temps si chaud qu’on finit par aimer l’eau et en boire des litres… Un temps si chaud qu’on a envie d’une bonne douche (la douche solaire du bord pouvait être bien agréable), qu’on rêve de plonger une tête dans la mer...
Le duvet qui occupait 1/3 de mon sac est y resté. Quant au ciré (2ème tiers de mon sac), il n’a pas été très usé. Il est sorti au complet devant Syracuse à l’occasion de splendides nuages orageux et quelques gouttes de pluie. La veste de quart seule a été sortie brièvement lors d’une navigation de nuit entre Riposto et Crotone à cause d’un bord de près un peu arrosé sous 22-24 nœuds de vent mais elle a surtout servie au sommet de l’Etna, sa couleur jaune poussin faisant ressortir au mieux le gris charbonneux du paysage. Seule véritable pluie en 20 jours, ce fut en fin d’après midi du jeudi 13 août à Riposto. Une pluie chaude, torrentielle qui a fait déborder les égouts de la ville et transformer la marina en poubelle flottante. Elle m’a fait attendre dans les sanitaires de la marina pendant que Jean-Pierre et Eliane commençaient à s’inquiéter et renoncer au superbe brushing réalisé avec le sèche-cheveux mis à disposition.
Le corollaire inévitable de ces températures élevées est la température très agréable de l’eau de la mer testée lors des rares baignades et par les embruns reçus sur la figure lors des bords de près. Il y a aussi les températures plus qu’agréables pendant la nuit. Les navigations de nuit en T-shirt sont à ravir.
Les rencontres
Bien que le bateau soit un milieu clos, on y fait de nombreuses rencontres aussi bien à terre qu’en mer.
Lors de ce séjour, nous avons côtoyé des siciliens et des italiens. A terre, ils sont très gentils malgré notre totale absence de maîtrise de l’italien. Mon périple dans les rues de Palerme à la recherche de la marina où était Fleur de lune m’a démontré que les siciliens sont très serviables vis-à-vis des étrangers. Et ceux qui parlent français sont visiblement si contents de le montrer.
En voilier, les rencontres sont avant tout effectuées dans les ports, regroupements transitoires de bateaux. Les informations concernant les itinéraires, les ports et mouillages intéressants, la météo et son évolution sont autant de sujets de conversations sur les pontons. Il y a aussi la confrontation des instructions nautiques, des performances de l’informatique du bord, de la consommation électrique et de la hauteur de l’eau… Ainsi, dès mon arrivée à Palerme, j’ai fait la connaissance des charmants propriétaires de Mr Balthazar lors d’un apéritif très apprécié (le coteau-du-layon est connu pour rétablir les personnes totalement déshydratées). Ils suivent la même route que Jean-Pierre et Eliane depuis quelques semaines jusqu’en Grèce. Nous avons fait un bout de chemin ensemble, visité Syracuse et l’Etna.
Sur la mer, il y a aussi des rencontres. Les plus agréables sont les régates informelles entre voiliers. Un bord de près plus ou moins pointu, des voiles plus ou moins réglées… Tout ceci peut dynamiser un après-midi somnolent et redynamiser un chef de bord… Moins agréables sont les multiples rencontres avec les bateaux moteurs. Peu respectueux des voiliers, ils n’hésitent pas à raser Fleur de lune à toute allure, créant au passage une mer démontée. Les îles éoliennes et Lipari
où nous avions pensé nous arrêter a été une expérience étonnante. Celle de Malte (voir chapitre sur le lagon bleu), une autre. Les navigateurs du sud aiment la vitesse et les bateaux moteurs qui font du bruit. Ce dernier est en général amplifié par une musique assourdissante…
Parmi des rencontres plus inhabituelles et amusantes, on peut citer quelques dauphins au large de la côte est de l’Italie. Ils ont joué pendant 5 min à l’avant du bateau puis sont repartis.


Il y a aussi une jeune tourterelle à bout de forces venue se poser sur le bras de Jean-Pierre. Elle est restée un après-midi sur le bateau (pas dans les bras de Jean-Pierre), a bu un peu d’eau, refusé les morceaux de gâteau, tomates, les pâtes… que nous lui offrions. Elle a laissé quelques souvenirs bruns sur le pont avant de disparaître pendant la nuit au large de Crotone. Aïe ! Nous avons contribué à l’émigration d’une tourterelle entre la Sicile et la Calabre. Il y a eu aussi les chats inapprochables du quai de La Valette à Malte, en train de se prélasser sur les pierres chaudes à 4 heures du matin, heure de notre arrivée. Les autres rencontres plus furtives furent des poissons volants (très nombreux), de gros poissons suicidaires qui sautaient dans la baie de Syracuse et une tortue qui a plongé lors de notre arrivée. Je n‘évoque pas les oiseaux (goélands et puffins), ni les méduses, ni les moustiques particulièrement abondants. Ces derniers sortent la nuit et ne laissent aucun répit aux dormeurs. Heureusement, Jean-Pierre et Eliane sont équipés : diffuseur répulsif et moustiquaires sont efficaces.


Le lagon bleu à Malte
Dans le chapitre rencontres, j’aurais pu évoquer le fameux lagon bleu, mouillage paradisiaque situé sur la petite île de Comino. Ce fut un épisode marquant de notre croisière, révélateur de la destruction des sites splendides de la Méditerranée, du tourisme de masse excessif et de la bêtise humaine. Nous l’avions déjà découvert aux îles éoliennes mais, à Malte, ce fut le pompon.
Imaginez un mouillage idyllique de carte postale, avec une eau turquoise (cristalline selon le guide), des fonds de sable fin et une côte rocheuse plutôt désertique. Un paradis sur la petite île située entre Malte, l’île principale, et Gozo. Ajoutez s’y en plus de notre voilier au mouillage une multitude de bateaux à moteur de toutes les tailles (de la taille d’une annexe à celle d’un yacht à ½, 1 ou 2 « boules » ou radômes, dont le nombre est un bon indicateur de la taille du bateau et de la prétention du propriétaire), des bateaux en mouvement effectuant des allers et retours à toute vitesse avec grand renfort de virages, vrombissements de moteur et cris. Le paradis se transforme alors en un véritable shaker. Les instructions nautiques évoquent le terme de barattage, c’est pire.
La sieste étant totalement impossible, nous avons choisi de nous baigner. Une idée intéressante jusqu’à ce qu’un hurlement d’enfant n’indique la présence de méduses. 8 cm de diamètre, une méduse tous les 2 m3 avec un velum contractile et de superbes filaments urticants. Que du bonheur ! Fleur de lune est encerclé si bien qu’Eliane ne fait qu’une rapide trempette, alors que Jean-Pierre finit par se baigner un peu plus longtemps. Quant à moi, je n’aime pas les hurlements, ni les méduses…
Parmi les baratteurs, figurent de superbes voiliers et catamarans de 15-30 m de long, dont le pont est couvert de grappes de touristes ultra-bronzés, en maillot de bain sous le soleil brûlant, énervés ou éméchés (?). Certains descendent pour errer à terre (il n’y a rien que des cailloux, pas un arbre ni d’ombre), d’autres restent sur le pont en plein soleil, et d’autres sautent à l’eau… Mais où sont les méduses ?
Le soir venu, l’eau est revenue calme. Dîner, vaisselle, on s’apprêtait à se coucher. C’était sans compter la dernière ligne des instructions nautiques que Jean-Pierre avait omis de lire. Arrivée de 2 énormes voiliers bondés de touristes saouls, vomissant une musique remixée « tchin boun boun – tchi boun boun »… Le dernier a même fini par s’installer sur notre ancre à moins de 20 mètres sous nos yeux incrédules. Les boules Quies ne pouvant rien y faire, nous décidons de fuir avec une navigation de nuit improvisée. Ancre relevée (ultra-efficacement par Jean-Pierre) sous les flashs des touristes. Nous quittons Malte chassés par les touristes… J’espère au moins que les méduses nous ont vengés.
Morale de l’histoire à méditer par tous les navigateurs : les conseils des instructions nautiques, toujours tu écouteras et suivras…
Les volcans
Le chapitre rencontres étant fini, je continuerais par celui de la géologie. Pour moi, la Sicile est associée au volcanisme avec ses 3 volcans en activité (Etna, Stromboli et Vulcano). Après mes divers voyages en Islande, Etats Unis et Indonésie, les îles éoliennes et l’Etna faisaient justement partie de mes projets de vacances. Merci à Jean-Pierre et Eliane d’avoir changé leurs plans…
La montée au sommet du Vulcano est probablement mon meilleur souvenir. Avec le Stromboli, il est localisé dans l’archipel des îles éoliennes au nord-est de la Sicile. Nous sommes passés une première fois devant l’île de Vulcano en nous dirigeant vers l’île de Lipari. Le volcan qui occupe le sommet de l’île montrait des fumerolles. Ne pouvant nous arrêter à Lipari (port lilliputien au prix exorbitant, bondé et ultra-agité), nous sommes retournés sur le continent et avons pris une navette. Le lendemain, départ de Milazzo avec une horde de touristes.
Le volcan domine l’île de Vulcano avec ses 391 m. La dernière éruption date de 1890 mais depuis, le volcan conserve une petite activité. La montée en plein soleil fut assez rapide malgré les nombreux arrêts photos. Un premier niveau de scories grises avec une végétation de genêts puis un autre niveau de cendres fines beige clair. Il n’y a plus aucune végétation et les cendres s’accrochent à nos pas.





Le volcanisme est ici explosif associé à l’émission de laves acides (volcanisme calco-alcalin associé à une subduction pour dire quelques mots barbares). Au sommet, la vue sur les autres îles éoliennes est magnifique avec le bleu de la mer mais le plus beau est la découverte du cratère dont un secteur dégage une odeur peu agréable. Sur le conseil de touristes français, nous faisons le tour du cratère de manière à arriver à l’endroit des fumerolles. Le sol est chaud voire brûlant et est couvert par endroit de petits cristaux de soufre formant un tapis jaune citron. Eliane et Jean-Pierre sont scotchés, ignorant les vapeurs de soufre désagréables qui dégagent les voies respiratoires et font pleurer. Le dernier bateau étant trop tôt, nous n’avons pas pu faire les bains de boue tant réputés de Vulcano mais nous ramenons dans nos sacs le plus précieux des souvenirs : pour Jean-Pierre et Eliane, un échantillon de fins cristaux de soufre et moi, un morceau de lave.
La plupart des touristes passant dans les îles éoliennes font l’ascension du Stromboli, le second volcan actif de l’archipel. L’observer la nuit permet de voir normalement à intervalles réguliers des gerbes rouges. Avec la foule, les mouillages peu abrités et bondés, nous avons choisi de ne pas y aller. Le voilier ami M. Balthazar n’a pas observé grand-chose en passant au large. Jean-Pierre et Eliane le verront peut-être mieux quand ils repasseront cet hiver.
Le second volcan découvert lors de notre voyage fut l’Etna, situé sur la côte est de la Sicile. Rien à voir avec les deux précédents volcans, il s’agit d’un volcanisme de point chaud, en cours d’évolution d’un volcanisme effusif à un volcanisme explosif. Un volcan très actif, en 2001, 2002, 2004, 2006… Nous le surveillons de près… Visible de loin par les nuages chapotant son sommet, il va nous accompagner pendant de nombreux miles entre Naxos et Riposto. La côte à son niveau change d’aspect en devenant plus verte et plus cultivée. Les flans de l’Etna sont en effet propices à la culture de la vigne et des cultures fruitières. Nous avons eu visiblement de la chance de voir son sommet découvert en arrivant à Riposto, une marina située sur sa façade à son pied. Jean-Pierre souhaitait monter à son sommet (3340 m). Finalement, nous avons choisi une voie moins sportive, bien organisée pour les touristes. Après une montée en téléphérique à partir du Rifugio Sapienza (1910 m), nous sommes pris en charge par des petits bus qui gravissent les pentes du volcan jusqu’à 2900 m. Les quelques touristes qui ont choisi de faire ce dernier trajet à pied peinent dans les scories et mangent de la poussière, tout ceci en plein soleil. Lors de la montée, on observe quelques restes de neige recouverts de scories et cendres grises. A 2900 m, nous sommes au niveau de la coulée de 2002, nous explique un guide. Elle a enseveli l’ancien refuge dont il ne reste que la partie supérieure. Si on gratte un peu la surface des scories gris anthracite, la surface de la terre est chaude. Malgré le vent et la température fraîche, les pieds suent dans les grosses chaussures. Le sommet de l’Etna apparaît au-dessus éventré d’une crevasse qui se prolonge par une succession de petits cratères. Au niveau d’un petit cratère, on retrouve des fumerolles et quelques concrétions de soufre, beaucoup moins spectaculaires que sur le Vulcano. Par contre, les structures volcaniques sont beaucoup plus majestueuses. Nous repartirons à nouveau avec des échantillons de basalte.



Les villes palais : Syracuse, Palerme et La Valette
La Sicile est avant tout connue pour son histoire. N’étant pas très au point, je n’ai retenu qu’une chose : se sont succédés dans le temps les grecs parfois menacés par Carthage, les romains avec les guerres puniques contre Carthage et Syracuse, les arabes et les normands, et l’Italie. Dans les villes visitées (Cefalu, Palerme, Syracuse), nous avons retrouvé les traces de cette diversité.
Syracuse est la ville que j’ai préférée avec son centre historique rempli de palais (Ortygie). Mais dans la chronologie, nous avons visité en premier Palerme où j’ai rejoint Jean-Pierre et Eliane. Personnellement, je conserve de Palerme un souvenir mitigé. Tout d’abord, mon périple pour rejoindre la marina a relevé de l’exploit sportif. La faute à mon plan qui indiquait que la marina était située à 300 m du port de commerce. Finalement, elle était située beaucoup plus loin et avec un sac de 19,6 kg sans roulettes… Palerme est telle que je l’avais visitée il y a 15 ans. Beaucoup de palais en ruine, des balcons enveloppés par des filets pour ne pas assommer les passants mais aussi des merveilles comme le quartier de la cathédrale et celui des Quattro canti. Des quartiers pauvres aux poubelles débordantes, comme ceux des faubourgs.

Syracuse comme La Valette à Malte sont des ports dans l’âme avec une situation géographique extraordinaire. Leur baie en a fait au cours de l’histoire des refuges pour les bateaux de commerce et leur point commun est la présence de fortifications particulièrement développées. La baie de Syracuse nous a d’ailleurs offert un des mouillages les plus reposants lors de notre remontée vers la Calabre. Le site le plus remarquable d’Ortygie ou vieux Syracuse est probablement la place du duomo (Piazza del Duomo) avec sur une même place, la cathédrale ou duomo, le palais de l’Archevêché, celui de Beneventano del Bosco et celui de Del Senato, ainsi que la chiesa di Santa Lucia alla Badia et un beau bâtiment au style vénitien. La cathédrale recycle parfaitement les colonnes de l’ancien temple grec d’Athéna datant du 5ème siècle (avant J-C bien sûr). On raconte que ce temple était surmonté d’une sphère en or et servait d’amer aux bateaux. Comme beaucoup d’église du pays, on retrouve la même transformation : un temple grec puis romain recyclé en église chrétienne normande puis baroque… L’intérieur très sobre contraste avec l’extérieur de l’édifice.
Sur les conseils de mon guide, nous nous sommes promenés dans les vieilles rues d’Ortygie. La via della Maestranza et la via Vittorio Veneto sont une succession de palais aux noms évocateurs, certains restaurés, d’autres totalement abandonnés : palazzo Bufardeci, palazzo Interlandi, palazzo Bonnano… La place d’Archimède, célèbre syracusien, avec sa fontaine du 19ème siècle et des palais... Longer les remparts nous permet de découvrir la mer vue de la côte et la Fonte Aretusa, une fontaine alimentée par une source et chantée par les poètes Pindare et Virgile, .
L’après midi, nous sommes allés dans la ville plus récente jusqu’au parc archéologique della Neapolis. S’y trouvent un amphithéâtre et un théâtre grecs datant du 5ème siècle avant J-C. Le théâtre sert encore actuellement pour des spectacles, l’acoustique y est exceptionnelle comme le démontre une touriste en train de chanter. Il pouvait contenir 15000 spectateurs ce qui en fait un des plus grands de la période. Platon, Eschyle, Pindare et Archimède s’y seraient assis. Nous avons fait de même. Les carrières (latomies) situées juste à côté ont servi pour la construction puis de geôles.
En repartant vers le bateau, nous faisons un petit détour pour visiter les catacombes, où il fait frais. Lieu de sépulture mais aussi de culte avec de nombreuses chapelles souterraines ornées de peintures. Le nombre de niches funéraires est impressionnant. Nous n’avons rencontré aucun fantôme et sommes repartis le lendemain pour Malte.
Autre ville qui m’a marqué, La Valette est le port principal de Malte, un immense port fortifié que nous découvrons de nuit. Le lendemain, nous asseyons d’aller au centre à pied, ce qui nous permet de découvrir la ville avec un centre ville historique et des quartiers plus pauvres situés autour. Nous y retournons le lendemain en bus orange. 47 centimes d’euros, le ticket ! Après la porte d’entrée fortifiée, la vieille ville apparait comme une succession grandiose de palais magnifiques et d’églises. Le nombre de ces dernières est impressionnant. Après avoir acheté un guide, nous choisissons d’aller visiter la co-cathédrale Saint Jean. C’était l’église conventuelle de l’Ordre des chevaliers de Saint Jean issue des dons des grands Maîtres et chevaliers de Malte. Un extérieur relativement sobre mais un intérieur extraordinaire révélant une période très prospère et une dévotion démesurée. Les chevaliers appartenaient en effet à de riches familles d’aristocrates européens et avaient pour mission de protéger la religion catholique contre les turcs ottomans. Tout le sol de la cathédrale est recouvert par les tombeaux des chevaliers les plus illustres, ornés de plaquages de marbres de toutes les couleurs et racontant leurs exploits. Les murs sont couverts de pierre sculptée et dorée à l’or. Les chapelles entourant la nerf sont dédiées à chacune des 7 nationalités des chevaliers : la chapelle de la langue d’Allemagne, celle de la langue d’Italie, de la langue de France, de la langue de Provence, de la langue anglo-bavaroise, de la langue d’Auvergne (ce qui a beaucoup plu à Jean-Pierre et Eliane) et de la langue d’Aragon. Toutes présentent des motifs différents… Impressionnant. Nous ne ratons aucune information de notre audio-guide. Le musée montre deux peintures de Caravage qui était venu à Malte en 1608. Les traits sont d’un réalisme saisissant et la technique de clair-obscur nouvelle.



La suite de la visite nous conduit dans les rues à la recherche des fameuses auberges, véritables palais dédiés à chaque nationalité et qui devaient accueillir les chevaliers. Les remparts enfin avec vue sur la mer. Ces remparts ont été surtout construits sous les ordres d’un français, le grand-maître Jean Parisot de La Valette mais modifiés au moment de la dernière guerre mondiale. Des monuments divers nous rappellent que La Valette a été le site d’un blocus militaire et de nombreux morts.
Malte nous est apparue comme une île chaude, très aride. La Lybie n’est pas très loin (n’est-ce pas Jean-Pierre et Eliane). Leur langue est gutturale, proche de l’arabe. Cependant, l’imprégnation anglaise est évidente. Ils aiment les voiliers. Alors qu’en Sicile, le nombre de bateaux à moteur est nettement supérieur, le port de La Valette où nous sommes est plutôt rempli de voiliers. Les maltais parlent très bien anglais (ancienne colonie) ce qui est pratique pour nous. Leur supermarché est organisé comme dans les pays anglophones. J’ai pu retrouver l’organisation des rayons et les produits que j’avais découverts au Canada. Les fruits sont chers et pas très bons. Nous faisons néanmoins le plein et partant pour le mouillage idyllique de Blue lagon sur la petite île de Comino. La suite a été racontée ci-dessus.


La nourriture
Ceux qui me connaissent savent qu’il s’agit d’un élément important de la navigation. Je garderai de ce séjour le souvenir des fruits. Pas chers, mûrs à souhait et sucrés. Nous nous sommes régalés de pêches, nectarines, raisin blanc et noir, de petites poires qui se conservent remarquablement bien, de melon jaune… seules les tomates olive nous semblaient manquer de goût. A Riposto par exemple, ces fruits sont vendus par des producteurs qui s’installent avec leur camionnette dans la rue. 1,5 euros le kilo…
Côté produit de la pêche, pas grand-chose. Les sardines et anchois vendues sur les marchés ne nous ont pas motivés. Nous avons acheté à Palerme quelques gambas fraîchement pêchées mais à un prix important. Les fruits de la mer ont donc été consommés au restaurant dans une pizza (très bonne par ailleurs) ou dans des pâtes. Ah, j’oubliai le fromage. Eliane et Jean-Pierre savent le choisir : gorgonzola, fromage de chèvre…
J’oublie évidemment énormément de choses : les quarts sous le ciel étoilé, Fleur de lune si agréable à barrer, notre visite de Cefalu…




jeudi 6 août 2009

SARDAIGNE-SICILE



DU 21 JUILLET AU 26 JUILLET 2009 - SARDAIGNE


Nous voici donc en Italie, nous appréhendons un peu les ports, car bon nombre de voiliers que nous avons croisés et qui connaissent l’Italie, nous disent que les tarifs des ports sont à la tête du client, parfois il faut payer le marinero, le capitaine du port, et même le propriétaire de l’emplacement au quai si celui-ci se manifeste par hasard (nous ne croyons pas au hasard dans ces cas précis), cette description peu engageante est faite surtout pour la CALABRE (pied de la botte).

Pour l’instant à CARLOFORTE tout se passe bien. Mardi nous décidons de continuer notre voyage vers l’Est et nous quittons M. BALTAZAR qui reste quelques jours de plus.
Nous hissons les voiles dans la baie, et déjà nous sommes sous solent et un ris dans la voile car nous avons 18 nœuds de vent de face, quand, soudain, notre solent redescend tout seul sur le pont. Demi-tour et nous voilà de nouveau amarrés à CARLOFORTE avec les copains, j’avais mal fixé le mousqueton qui, bien sûr, s’est ouvert tout seul. Jean Pierre est obligé de monter au mât pour récupérer la drisse, il en profite pour faire le ménage et une révision des haubans et le soir apéro pour les copains du ponton pour me faire pardonner.

Finalement, nous restons jusqu’au jeudi 23 car pendant 2 jours nous avons du vent assez soutenu, et nous visitons le petit village de CARLOFORTE que nous trouvons assez agréable.
Nous retrouvons les ruelles étroites typiques de la Méditerranée et qui amènent de la fraîcheur et le linge suspendu à toutes les fenêtres. Nous notons que cette île a une vie très active, les ferries font des allers-retours incessants avec la SARDAIGNE pour un tourisme familial.

Petite anecdote : Jean Pierre veut acheter un joint torique pour le bouchon du réservoir de fuel, il découvre un chantier naval dont les bâtiments sont tout neufs et qui est un infâme gourbi ; un ouvrier très dévoué lui donne en guise de joint un câble électrique dont la section correspond à peu près à celle du joint. Cela n’est pas le fruit d’une mauvaise compréhension de la langue italienne, mais plutôt d’une conception très particulière et italienne de l’industrie nautique et du système « D ».











Comme nous sommes restés bloqués quelques jours, nous décidons d’aller directement à CAGLIARI, grande ville du Sud Sardaigne. Nous partons une fois de plus au moteur, et vers midi le vent se lève d’abord modéré, puis de plus en plus fort. Dans la grande baie de CAGLIARI nous naviguons sous solent et 2 ris dans la grand-voile au vent portant, et nous avançons à 7 nœuds avec 25 nœuds de vent réel. D’un seul coup, plus de vent, nous renvoyons toute la toile, puis nous passons au moteur et 10 minutes après nous avons du vent de face 10-12 nœuds, donc nous finissons au près. Vraiment imprévisible et déconcertante cette mer.

Un coup de mistral nous oblige à rester 2 jours à CAGLIARI, nous apprenons par les nouvelles venues de France que la SARDAIGNE est sous les feux de forêts, et en regardant la presse locale nous découvrons quelques spectacles de désolation, nous voyons quelques fumées de loin, mais nous ne pouvons pas juger de l’ampleur de la situation.

CAGLIARI est une grande ville, avec port de commerce, port pétrolier et plusieurs ports de plaisance, celui que nous avons choisi au hasard, n’est pas des plus selects, quelques tentes servent de capitainerie, de douches et de WC, tout cela sur ponton flottant. Lorsque nous nous rendons au bureau de la capitainerie pour faire les papiers, nous tombons sur des piliers de bar qui nous disent que demain il fera jour et nous proposent plutôt de boire une bière. Ici la capitainerie est avant tout un bar avec niche à chien, chiens à puces et poubelles dans les caddies sous la fenêtre du bar ; une table isolée sert de bureau …. Quant aux douches, nous préférons largement prendre la nôtre sur notre bateau.

Nous partons à la découverte de la ville, que personnellement je ne trouve pas très jolie, les rues sont sales, tout est couvert de tags. Seule la cathédrale me laisse une bonne impression, l’intérieur est richement orné et nous pouvons admirer des marbres qui sont de toute beauté et dont les couleurs sont très variées. Des hauteurs de la ville, nous pouvons découvrir que cette ville a été construite sur un site exceptionnel, une grande baie, des lagunes et des collines et en arrière plan des montagnes très arides.


DU 27 JUILLET AU 28 JUILLET 2009 – SARDAIGNE-SICILE


Debout à 4 heures ½ du matin, départ 6 heures, nous faisons la traversée avec M.BALTAZAR, pour nous cela fera 20 heures de moteur et 16 heures de voile au près avec très peu de vent, et nous arrivons le soir à l’Ile Maréttimo la plus à l’ouest des Iles EGADI qui elles-mêmes sont à l’Ouest de la Sicile.

L’île est très montagneuse et culmine à 686 mètres et un seul village est blotti sur la face Est, c’est le port de MARETTIMO.

Un marinero nous propose une place sur bouée dans le petit port de MARETTIMO que nous acceptons, nous pourrons faire le plein d’eau mais adieu les douches dont nous avons rêvées.

Nous allons en annexe au village et à peine mis le pied à terre, nous nous sentons dévisagés par les villageois, tous assis sur des chaises devant leur pas de porte ou jouant aux cartes devant les bistrots. « Qui est là ? Qui c’est celui-la ? ».
Le village est de type arabe avec ruelles étroites, petits commerces et rues pavées. Une impression de paix règne car il n’y a que 2 ou 3 véhicules motorisés sur l’île et nous nous attendons à passer une nuit calme. Encore perdu, le mouillage s’avère rouleur et toute la nuit Fleur de Lune flirte avec ses voisins.







DU 29 JUILLET AU 30 JUILLET 2009 – TRAPANI (SICILE)

Dès le lendemain, nous rejoignons M. BALTAZAR qui lui avait fait route directe au moteur sur TRAPANI. Surprise, le port où il est amarré n’a pas assez d’eau pour nous, après moult discussion avec le gérant du port qui nous certifie qu’il y a 3 mètres d’eau alors que nous sondons 2.40 et que M.BALTAZAR sonde 2.15, nous décidons avec sagesse d’aller sur bouée disponible et gratuite. Adieu la douche une nouvelle fois, heureusement que nous avons notre douche solaire !!!!

Nous restons 2 jours à TRAPANI, belle ville avec beaucoup de façades d’immeubles du 16ème siècle, de beaux monuments et visite du village médiévale ERICE sur le haut de la montagne qui domine la ville et nous découvrons aussi une campagne environnante moins aride qu’en Sardaigne avec cultures, vigne, et arbres fruitiers. Visite que nous ferons au pas de course, car nous pensions voir un petit village or il s’avère que c’est assez important, de nombreuses rues étroites, plusieurs églises et commerces de tourisme, tout cela parfaitement conservé et entretenu. Dommage que nous ne puissions pas plus visiter, mais le dernier bus est à 20 heures.

DU 31 JUILLET AU 3 AOUT – FLAVIGNANA-SAN VITO LO CAPO- CASTELLAMARE DEL GOLFO

Hèlène doit nous rejoindre le 5 août à Palerme, aussi nous profitons de ces quelques jours pour faire de petites navigations qui nous conduiront à Palerme le 4 août.

Mouillage prévu avec M. BALTAZAR sur l’Ile Flavignana qui fait partie des Iles EGADI.
Devant un apéro, la veille Guy et Jean Pierre nous trouvent un mouillage super au sud de l’île entièrement abrité des vents du secteur Nord qui soufflent depuis plusieurs jours, donc mouillage calme.

Nous arrivons avec 25 nœuds de vent, nous ne pouvons pas quitter le voilier car nous avons peur qu’il dérape ; le soir, le vent tombe comme prévu, et reste la houle de nord qui contourne l’île et rentre dans le mouillage. Vicieuse cette houle, contourner toute l’île rien que pour nous bercer, encore une fois, toute la nuit. L’île a l’air assez jolie mais nous ne mettrons pas le pied à terre et nous partons pour SAN VITO LO CAPO.

Journée de près, très longue, que je trouve longue peut-être c’est ma mauvaise humeur que je fais subir à Jean Pierre qui me fait trouver les choses ennuyeuses ce jour., mauvaise humeur due à une succession de nuits à rouler au mouillage

Enfin, nous pénétrons dans le port sans savoir si nous aurions de la place, (malgré les appels téléphoniques qui s’avèrent inutiles car on nous répond qu’il faut venir voir, impossible de réserver, surtout lorsqu’on donne la longueur de notre bateau, ne vous méprenez pas, il est trop petit pour être intéressant financièrement pour une marina). Un pêcheur au bout d’un ponton qui nous parait branlant nous fait de grands signes pour venir s’amarrer, mais ce n’est pas un pécheur, en fait il s’agit du marinero qui s’occupe en attendant les bateaux !!! D’ailleurs toute la nuit les marinero -pêcheurs ou les pêcheur-marineros s’occuperont à lancer et remonter la ligne, avec commentaires, et même monterons sur notre bateau, car l’ennui, c’est que la nuit on voit pas très clair et que les hameçons atterrissent chez nous. Où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir !!!!

Les tarifs des nuitées au port augmentent, et la qualité de la prestation diminue, j’ai dit qualité, c’est un abus de langage. A SAN VITO LO CAPO nous n’osons même pas rentrer dans ce qu’ils nomment « sanitaire », tellement l’extérieur est peu engageant, fenêtre cassée, portes trouées…..

Au moins, nous avons l’eau sur le ponton et encore il faut choisir son tuyau d’eau, car celui qui est devant nous est gluant avec une épaisseur de crasse qui est l’accumulation des viscères des poissons que nos pêcheur-marinéros attrapent la nuit, tout cela colmaté par les urines des chiens errants. Commençons par nettoyer le tuyau !!!!!


Nous repartons le lendemain pour CASTELAMARRE DEL GOLFO, petite ville au fond d’une baie, où à priori les voiliers ne font pas escale, le ponton est vide, seul M. BALTAZAR nous attend.

Petite navigation, les marineros nous attendent pour amarrer, pas de vent, tout devrait bien se passer, et bien non, il fallait un peu de piment pour cette journée, nous prenons la pendille sous le vent au lieu de prendre au vent, le voilier se tourne en travers et voila que la pendille se coince dans l’hélice et le moteur cale (nota : pour ceux qui ne connaissent pas la pendille, en Méditerranée il n’y a pas de pontons le long des bateaux au port, il faut s’avancer ou reculer devant un quai et prendre un cordage nommé pendille qui est fixé sur une chaîne ou un cordage plus gros attaché sur un bloc béton au fond de l’eau).
Jean Pierre plonge, dénoue tout, vérifie le moteur, tout va bien. Nous nous amarrons enfin et leçon de la journée, toujours prendre la pendille au vent et agir rapidement.

Pas de problèmes pour les sanitaires et les douches, il n’y en pas comme cela nous ne pouvons pas juger de la propreté !!!

Visite de la ville qui vu de loin s’avère assez jolie, mais qui en fait est quelconque avec des rues étroites, rectilignes sans attrait. Le lendemain, nous louons une voiture avec la famille Delaunay (M. BALTAZAR) et partons visiter SEGESTA qui nous a été chaudement recommandé par d’autres équipages. Nous ne sommes pas déçus, nous découvrons un théâtre grec particulièrement bien entretenu et restauré et surtout un temple de 400 ans avant J.C. très bien conservé. Tout cela sur le sommet d’une colline entourée d’une campagne aux vallées fertiles.

JEAN PIERRE ET LA MAINTENANCE

Je prends un peu le relais d’Eliane pour vous parler du sujet « voile »
Le canot’ et la maintenance
Au départ d’Arzal, nous n’avions pas eu le temps de solder la liste des travaux prévus ; Pourtant nous avions reculé le départ d’une semaine pour cause de travaux ; les voiliers qui sont partis à la date que nous avions initialement prévue pour notre départ , comme le voilier M Balthazar , ont pu traverser le Golfe de Gascogne dés la première semaine de mai alors que nous avons dû par la suite attendre le 18/05 ; entre temps la fenêtre météo s’était refermée ; résultat trois semaines de retard dés le mois de mai. Ce fut donc une bonne chose que de partir au plus vite car nous risquions de nous enferrer à Arzal , quitte à reporter quelques travaux à plus tard .
Ceux non traités avant le départ vont devoir tous être résolus en route. Aucun ne s’est révèlé superflu.
Mais ce que nous n’avions pas pris en compte, c’est que trouver des pièces détachées à l’étranger, même en Europe, ce n’est pas facile : d’abord on ne sait pas où chercher ; ensuite on fait les recherches à pied ce qui prend un temps inimaginable ; et enfin les technologies utilisées d’un pays à l’autre ne sont jamais exactement les mêmes en fonctions des normes et règlements en vigueur.
Exemple 1 : impossible de trouver un bouton poussoir de démarrage du moteur à Lisbonne et qui plus est, faire le tour de Lisbonne à pied à la recherche du dit bouton ….je vous laisse imaginer le temps passé ;au bout de 3 jours je connaissais mieux les ruelles et les shipchandlers de Lisbonne que les monuments ( que de temps passé et perdu …)
Exemple 2 : lors de l’escale à Carloforté en Sardaigne , au moment de faire le plein , nous constatons que le joint du bouchon de nable du fuel est cassé ; aussitôt je me mets en quête du joint qui va bien : le premier « ship » m’envoie chez le second qui m’envoie chez un quincaillier mais c’est midi , il ferme pour la sieste et n’ouvre qu’à 17h ; entre 14h et 17h je fais le tour des chantiers naval à pied jusqu’à l’opposé de la marina , de l’autre coté de la baie puis le quincaillier m’envoie chez un marchand de mobylette où je dégotte à 18h un joint qui parait à peu prés correspondre au besoin (sans certitude …) Le dit joint sera monté le soir à 19h ; bilan 6 à 7 h de marche pour un joint tout petit mais incontournable si nous voulons éviter d’avoir de l’eau dans le fuel ; rentabilité ??? ….
Exemple 3 : Nous voulions changer le flexible de gaz avant de partir ; Fleur de Lune étant de 2003 , et l’urgence du départ nous ont fait considérer que ce travail était superflu : un tuyau de gaz tient au moins dix ans . A l’occasion d’une journée maintenance, nous constatons que le tuyau est usé par le roulis mais de plus qu’il est périmé depuis la mise en service du voilier ???.....Le flexible est de 2003 !!! ….
Les Portugais puis les Espagnols, à chaque escale ne seront jamais en situation de nous fournir les flexibles et les raccords qui vont bien. Finalement c’est à Palma de Majorque que nous allons par hasard trouver le shipchandler capable de nous fournir le bon matériel et les outils pour faire le montage. Je ne vous ferai pas ici le calcul du temps d’escale passé à courir après ces foutus tuyaux, temps auquel il conviendra de rajouter une journée complète de démontage et remontage à bord.
Malgré tout, port après port tous les travaux, même bénins ont dû être réalisés
Heureusement que Fleur de Lune avait été bien préparé et était quasiment neuf sinon quelle galère ….
Toujours est-il qu’aujourd’hui il est pratiquement aussi beau qu’en partant d’Arzal , voir un peu plus : les travaux prévus sont soldés mais en plus , dés le départ nous avons repéré les points d’usure prématurés propres à chaque type de bateau et à chaque constructeur et les avons traités eux aussi avec rigueur
Chaque semaine le voilier fait l’objet d’une journée d’arrêt technique avec entretien, contrôle complet ; le moindre point d’usure est repéré, noté dans un cahier puis traité lors de l’arrêt technique ; nous refusons tout point non traité afin de ne pas tomber dans le laisser-aller et les dérives qui font qu’un voilier devient vite une épave ; nous nous efforçons de faire en sorte que ça tombe sur des journées où nous sommes bloqués pour cause de météo
Je monte au mât au moins tous les quinze jours et en réalité environs tous les dix jours , même si les voisins me prennent pour un « bargeau » ; heureusement ça amuse les enfants qui alertent leur mères qui quant à elles sont plus admiratives que leurs maris jaloux …..Bof, it’s a joke …..
L’accastillage est contrôlé toutes les deux semaines environs avec graissage au WD40 , les excédents de ce produit miraculeux servant au nettoyage et lustrage des pièces
Au mouillage, nous profitons de la baignade pour nettoyer la coque en plongée et caréner ; c’est ainsi qu’après trois mois de mer il n’y a pratiquement pas de coquillage et d’algues collés à la coque
En résumé nous mettons une rigueur militaire dans le suivi de l’entretien ; ça n’étonnera pas ceux qui savent que j’ai loupé une vocation de militaire …mais nous nous efforçons de ne rien laisser au hasard ; il faut dire que compte tenu de mon dernier métier aux Chantiers et de la passion que j’ai pour ce travail, j’imagine mal que la maintenance de Fleur de Lune puisse être laissée pour compte ; j’aurai honte de rentrer en Bretagne avec un voilier pourri ….
Aux Chantiers , je voulais que les fonds de la machine soient toujours parfaits en termes de propreté , complètement « parano » de la propreté …; alors je n’imagine pas que la gatte sous le moteur de Fleur de Lune ne soit pas parfaite : elle est passée au chiffon à la fin de chaque étape ; nous pourrions manger sous le moteur ; et quelle fierté lorsqu’un copain , professionnel de la plaisance et excellent navigateur hauturier pousse un cri d’admiration devant la propreté du moteur et de son compartiment …
Nous commençons donc à bien connaître notre étalon, notre fidèle Tornado , comme dit la skippette ; et il se comporte plutôt bien ; mais en plus nous ne lui tirons pas trop dessus ;

mercredi 22 juillet 2009

SUD EST ESPAGNE- BALEARES

Du 24 au 26 juin 2009 –VISITE

Nous n’avions pas de vent, et voici que nous sommes coincés à ALMERIMAR pour 3 jours pour cause de grand vent.

Nous en profitons pour visiter un petit morceau de l’Andalousie.

1er jour : nous partons à l’assaut des contreforts de la SIERRA NEVADA qui s’appellent les ALPUJARRAS – montagnes très arides sur les flancs desquelles s’accrochent des villages blancs. Nous parcourons ainsi tout le massif sur des routes tortueuses. Nous nous approchons de la SIERRA NEVADA sur laquelle il y a encore de la neige.







Deuxième jour : Nous partons à GRENADE, une journée entière pour visiter l’Alhambra, qui se compose de 4 grands ensembles : les palais nasrides, résidences des sultans, joyau de l’Alhambra ; le palais CARLOS V ; l’Alcazaba, forteresse militaire et le Generalife, résidence d’été des sultans et tout cela entourés de jardins magnifiques d’une fraîcheur insoupçonnée où coule l’eau en grande quantité, alors que nous sommes au milieu de montagnes arides.

Les palais nasrides, très connus, se cachent sous une forteresse assez austère de l’extérieur, nous découvrons une richesse inimaginable, les murs sont faits de marbre finement ciselé, les plafonds sont soit en bois sculpté, soit en stuc peint, soit en marbre, les sols sont en marbre. Nous restons muets devant une telle beauté.

Nous sommes aussi sous le charme des jardins, en arrière plan, se dessine la SIERRA NEVADA, et nous en déduisons que la meilleure saison pour visiter GRENADE doit être le printemps car la montagne doit être enneigée.





Troisième jour : Nous revenons à GRENADE pour visiter les quartiers historiques de la ville et là non plus nous ne sommes pas déçus, quartier de l’Albayzin très typé et très grande cathédrale, que nous ne pourrons pas visiter faute de temps.

Un grand merci à EOLE, qui nous a permis de visiter ce lieu magnifique.

Du 27 au 28 juin 2009 – ALMERIMAR-CARTHAGENE

Nous quittons ALMERIMAR avec peu de vent, mais peu à peu celui-ci augmente et nous réduisons la toile avant d’aborder la nuit, que nous allons trouver longue – nous avons perdu l’habitude de naviguer la nuit.

Arrivée à Carthagène vers midi, et ce n’est que le lendemain que nous visiterons, l’empreinte militaire est très marquée dans ce port qui a connu beaucoup d’invasion, mais paradoxalement il reste peu de vestiges.

Le théâtre antique est en cours de réhabilitation, les forts sont abandonnés, la vieille ville est assez bien conservé et en particulier l’ancienne mairie qui est le monument principal de cette citée. Nous sommes peut-être devenu exigeants après la visite de GRENADE.

Nous retrouvons des bateaux de connaissance – M. BALTHAZAR et SOAZIC – et un apéro clôturera notre séjour en se donnant rendez-vous aux Baléares.


Du 30 juin au 8 juillet 2009 – IBIZA

Après 36 heures de navigation, nous arrivons au port de SAN ANTONIO au Nord Est de l’île où nous sommes surpris de trouver beaucoup de places libres. En fait les prix sont dissuasifs 65 euros pour notre modeste voilier avec des sanitaires ouverts à tout vent dans des baraques Algéco – Visite rapide de cette ville qui est vouée entièrement au touristes allemands. Tout est organisé pour une vie nocturne qui n’a pas l’air très glorieuse, des hordes de jeunes se déchaînent en dansant sur des bateaux (musique à tue-tête) qui leur font traverser la baie pour rejoindre les boites de nuit.

Nous repartons pour un tour de IBIZA et FORMENTERA – nous découvrons deux îles superbes très boisées avec des falaises qui tombent à pic dans l’eau et une eau chaude et bleue, nous faisons plusieurs mouillages, plus ou moins réussis, selon le sens de la houle. Nous nous baignons et vivons en autarcie avec douche solaire dans les mouillages, ce qui est nouveau pour nous, mais qui est tout à fait agréable.

Nous entrecoupons ce tour, par un arrêt à la ville d’EIVISSA (IBIZA) que nous voulons visiter. Le port de SAN ANTONIO était relativement bon marché, ici 95 euros, plus l’eau, plus l’électricité, plus les douches, plus les toilettes, plus……. En fait 95 euros pour pouvoir admirer une marina remplie de bateaux moteurs de luxe (nous devons être une dizaine de voiliers pour 400 bateaux environ, les 2 autres marinas sont identiques), de superbes nanas perchées sur talons aiguilles et de riches, jeunes et moins jeunes, frimeurs.

Sous un soleil de plomb, nous partons à l’assaut de la citadelle et de la cathédrale qui dominent la vieille ville composée de maisons blanches imbriquées les unes dans les autres et qui est pour l’instant un quartier modeste et typé. Des ruelles en pente et très étroites amènent de la fraîcheur ainsi que le jus d’orange naturel dans lequel nous nous délectons depuis que nous sommes en Espagne. Le bas de la ville est très animé car c’est à cet endroit que se tiennent toutes les boutiques de vêtements et de souvenirs pour touristes.

Après un mouillage très mouvementé – houle faisant rouler le bateau- nous décidons de revenir à SAN ANTONIO au mouillage très protégé (et non au port) pour nous préparer pour la traversée vers MAJORQUE. Un petit coup de vent nous fera attendre 2 jours dans ce mouillage où nous en profitons pour faire un peu de yoga sur la plage, histoire de nous assouplir et bien sûr toujours l’entretien du bateau.
Nous disons au revoir à SOAZIC que nous ne sommes pas surs de revoir, car il reste longtemps sur les Balèares.



Du 9 juillet au 13 juillet – IBIZA- MAJORQUE

Une escale le soir dans le mouillage de PORTINAX avant la traversée vers MAJORQUE, nous permet de faire connaissance d’un couple grâce à notre pavillon STW (Sails the World, association de voyageurs en bateaux qui nous a permis de faire des stages avant de partir) et qui nous donne plein d’astuces pour les mois à venir. Ils ont fait en famille sur un cata de 40 pieds le tour de Méditerranée l’an dernier.

La traversée sur MAJORQUE se fait au portant par une légère brise et nous arrivons dans le port d’ANDRATX, qui se situe au débouché d’une rivière qui a creusé profondément la côte.

Majorque est une île plus montagneuse qu’Ibiza et de hautes falaises tombent directement dans la mer.

Le lendemain départ pour la ville principale PALMA où nous resterons 2 jours. Très belle cathédrale et vieux quartiers très typés que nous découvrons sous une chaleur étouffante, dans le bateau la température monte jusqu’à 39 degrés.

Nous décidons de contourner l’Ile par le Nord car depuis plusieurs jours il y a du vent de Sud Est et donc cela génère une houle pas très agréable dans les mouillages. Donc nous devrions être à l’abri sur la partie Nord de cette houle. Surprise, nous trouvons des vents de Nord Ouest au Nord et donc une houle de secteur Nord !!!! Nous ne comprenons rien aux régimes de vents autour des îles, vents qui sont souvent thermiques et influencés par les reliefs très hauts et nous nous disons qu’une régate autour des îles serait vraiment intéressante, car les options sont multiples.

Nous nous abritons de la houle dans la baie de PORT SOLLER où nous passons une nuit tranquille.

Nous repartons le lendemain directement pour MINORQUE car nous avons rendez-vous avec M. BALTAZAR pour la traversée vers la SARDAIGNE. Nous aurions aimés découvrir plus cette île qui nous parait superbe. Sur la partie Nord des montagnes de 1500 m environ tombent directement sur la mer et la côte est déchiquetée et pleines de grottes ce qui rend la côte un peu inhospitalière, d’où très peu de village et pas de touristes. Endroit à découvrir au début du printemps en randonnée à pied.

Du 14 juillet au 18 juillet – MAJORQUE-MINORQUE

Après une journée et une nuit de navigation au près que nous n’affectionnons pas beaucoup car plus fatigante que le vent portant, nous arrivons à 7 heures du matin dans la profonde baie de MAHON à MINORQUE.

Minorque est une île complètement différente des 2 autres, c’est un plateau pas très élevé, pas de tourisme de masse car pas de lignes aériennes en direct du continent.

La baie de MAHON est un abri naturel très grand où il y a plusieurs ports, commerce, militaire et plaisance.

Nous nous amarrons à un ponton flottant équipé d’eau, de douche en plein air et d’électricité en attendant que le coup de vent annoncé passe. Le soir en rentrant d’une balade à terre nous avons la joie de retrouver M. BALTAZAR. Quelques apéros en vue !!!

Jean Pierre est globalement un peu déçu de ne pas trouver d’équipages qui font le même parcours que nous et il est vrai que les rencontres sont rares, et nous sommes plus dans une configuration de vacances estivales que de grands voyages.

Nous préparons aussi la venue d’Hélène, qui devait visiter la CROATIE, mais qui va se contenter de la SICILE. Nous avons définitivement mis une croix sur la CROATIE et VENISE – manque de temps- et tous les gens que nous rencontrons nous disent qu’il faut 3 ou 4 ans pour découvrir la Méditerranée, ce que nous concevons bien, et nous ne ferons que survoler.

Nous attendons des vents favorables pour la traversée sur la SARDAIGNE et donc nous visitons MINORQUE en bus. Nous découvrons l’ancienne capitale CUITADELA qui est une citée médiévale. Les pierres des monuments sont ocres, et les maisons sont peintes de couleur vive, ce qui donne un ensemble très harmonieux et gai.

Du 19 juillet au 20 juillet – MINORQUE-SARDAIGNE

Debout à 4h30 du matin, pour un départ sur la SARDAIGNE. 190 miles nautiques à faire avant un coup de vent annoncé pour mardi soir, nous pensons arriver au plus tard mardi matin.

Pendant 24 heures nous avançons au moteur car nous n’avons pas de vent, mais il reste une houle de Nord du coup de vent précédent qui rend inconfortable la vie à bord. Quelques dauphins et une dizaine de tortues ont croisés notre chemin, ce qui a rompu la monotonie.
Malheureusement, nous croisons aussi beaucoup de déchets et un sac plastique se coince dans la quille, un peu de marche arrière, et nous voilà reparti.

La nuit, nous avons un ciel magnifique sans lune, donc avec la vision parfaite des étoiles. Au petit matin, le vent s’établit de Nord et nous pouvons enfin hisser les voiles et nous arrivons sur l’Ile SAN PIETRO à CARLOFORTE vers 18 heures. Les mariniers nous attendent à l’extérieur du port et nous guident jusqu’au port où nous attendons M. BALTAZAR qui arrive 1 heure après-nous. Nous avons fait la traversée ensemble et avons eu des contacts VHF pendant la traversée, ce qui est assez sympathique, on se sent moins seuls.










mardi 23 juin 2009




































5 JUIN 2009 – LISBONNE-SESIMBRA

Descente du TAGE, nous suivons le chenal, lorsque nous apercevons « une bouée noire » qui ne figure sur aucun document !!!!, mais il y a des hommes sur cette bouée ????, bizarre …, enfin nous comprenons, c’est la tourelle d’un sous-marin. Rencontre insolite pour nous, nous apprendrons plus tard qu’il y avait un exercice de l’OTAN, on avait effectivement vu beaucoup de navires militaires, mais ils ont bien le droit de se promener eux aussi.


Nous avons perdu le soleil, et nous voici partis pour une journée de près et de plus la pluie nous oblige à ressortir les vestes de quart. Nous voulions atteindre SINES mais finalement notre journée se terminera dans un petit port nommé SESIMBRA dont les Instructions nautiques donnent une description peu engageante. Miracle de la manne européenne nous voici amarrés à un ponton super sécurisé avec un club dont les installations sanitaires feraient pâlir d’envie de nombreuses marinas françaises.

Port de pêche important avec usine de conditionnement, ce village a perdu son âme, les maisons du vieux village sont abandonnées et délabrées et des immeubles fleurissent partout pour accueillir la population de Lisbonne en villégiature.


6 JUIN 2009 – SESIMBRA-SINES

Nous reprenons notre voyage avec un vent de Nord Ouest, des grains et des rafales et c’est en fin de journée que nous arrivons à SINES, village où naquit VASCO DE GAMA et qui a gardé un certain charme
.
7 JUIN 2009 et 8 JUIN– SINES- MAZAGON

C’est avec un peu d’appréhension que nous prenons la mer car nous devons franchir aujourd’hui le CAP SAINT VINCENT aussi renommé que le CAP FINISTERRE.

Journée agréable à tirer des bords et nous franchissons le cap à la nuit tombante, cap majestueux, impressionnant avec la ville de SAGRES non loin ou se situe l’école de navigation fondée par HENRI LE NAVIGATEUR. Jean Pierre aurait aimé visiter, mais nous décidons de continuer et de ne pas nous arrêter à LAGOS car c’est la nuit.

Un plaisancier que nous avions rencontré auparavant, nous avez signalé qu’après le cap Saint Vincent, il n’y avait plus de houle et nous constatons avec joie que c’est vrai, et le bateau glisse avec 10-12 nœuds de vent portant

La nuit s’annonce calme sous un clair de lune parfait qui nous éclaire toute la nuit.


Le lendemain nous nous rapprochons de la terre afin de nous amarrer dans un des deux ports de l’embouchure du GUARDIANA, nous sommes assez surpris par le nombre de filets et de casiers et nous devons être très vigilants.

Le vent se lève, et la mer devient agitée, ce n’est pas un bon plan pour rentrer dans l’embouchure du GUARDIANA car les eaux sont peu profondes et avec nos 2 mètres de tirant d’eau, certains petits coins sympathiques nous sont interdits.

C’est le soir, que nous arrivons à MAZAGON fatigués….., une bonne nuit de sommeil et c’est reparti.

9 JUIN 2009 MAZAGON-CHIPIONA

Belle journée de navigation sur un seul bord à slalomer entre les filets et les casiers. Arrivée à CHIPIONA à l’embouchure du GUADALQUIVIR. Vu de la mer cette citée nous apparaît assez jolie, ce qui se confirme lorsque nous la visitons. C’est une station balnéaire bien entretenue avec quelques monuments intéressants et des places et ruelles assez typées. Très bonne impression.






Nous étudions pendant un long moment la remontée du GUADALQUIVIR jusqu’à SEVILLE qui parait-il est à visiter.

10 heures de moteur pour la montée, 15 heures pour la descente, cela ne nous convient pas, aussi nous abandonnons cette idée.

Nous sommes passés devant l’ALGARVE sans nous arrêter, c’est un regret, mais nous ne pouvons pas tout voir et nous sommes déjà en retard, nous devrions être aux Iles BALEARES où Nathalie et Nicolas devaient nous rejoindre. Finalement le point de rencontre sera CADIX.
Ils ont pu prendre au dernier moment un billet d’avion pour MALAGA et nous nous apercevons que ce n’est pas facile de donner un rendez-vous longtemps à l’avance. Avis aux équipages qui doivent nous rejoindre.


Du 10 JUIN 2009 au 13 JUIN– CHIPIONA-CADIX

Nous sortons le SPI par 15 nœuds de vent et nous voici rapidement à CADIX. Nous croisons 2 paquebots dans le chenal, c’est gros un paquebot !!!! Nous avions priorité sous voile, mais nous verrons plus tard, mieux vaut se pousser.


Le lendemain, nous visitons CADIX, nous commençons par un jardin botanique très beau (une pensée pour Hélène) et ensuite nous nous dirigeons vers la vieille ville ; je suis un peu déçue car tous les monuments sont en réfection et il y a des travaux partout dans cette citée. Le centre ville est un vrai labyrinthe de ruelles étroites et assez jolies où il est impossible de circuler en voiture (usage du scooter) et où nous n’avons aucun recul sur les monuments ; d’ailleurs nous tournons en rond à la recherche d’une quincaillerie que nous avions déjà trouvée auparavant. Toutes les mêmes ces ruelles !








En attendant, Nathalie et Nicolas, lessive, grand nettoyage, aucun problème pour le séchage car il y a du vent et du soleil.


14 JUIN 2009 : CADIX-BARBATE

Première journée pour Nath et Nicolas, nous devons absolument passer GIBRALTAR avant que les vents ne virent à l’Est aussi nous ne laissons pas le temps à nos invités de visiter CADIX.

La journée fût la plus difficile depuis le début de notre navigation, il y a peu de vent et beaucoup de mer, surtout en face de TRAFALGAR, le bateau tape et nous sommes obligés de tirer des bords au moteur afin de minimiser l’effet des vagues. Sur les instructions nautiques il est mentionné qu’à cet endroit il y a des raz de courants, nous voilà moins ignares. Pas de chance pour Nathalie et Nicolas qui souffrent un peu.



DU 15 JUIN 2009 au 17 JUIN 2009 : BARBATE- GIBRALTAR

Nous repartons en nous disant que nous allons subir de nouveau des raz de courants mentionnés sur les cartes à la pointe de TARIFA, tout se déroule pour le mieux et lorsque nous rentrons dans la baie de GIBRALTAR, un vent d’Ouest de 35 nœuds nous oblige à aller se réfugier au port de ALGECIRAS où nous ne voulions pas aller car c’est une ville industrielle et il n’y a rien à voir – ce qui se confirme.

Petite discussion avec la police locale pour passer la nuit au quai, et douche au club.

Le lendemain, nous repartons vers le territoire britannique et nous trouvons une place au port juste à côté de la piste de l’aéroport de GIBRALTAR, piste qui est aussi la frontière avec l’Espagne.

Nous voilà pour 2 jours à visiter ce rocher si célèbre ; des paquebots qui se suivent et qui déversent des milliers de touristes par jour, çà devrait être beau.

Le premier jour nous découvrons la rue principale, un condensé de magasins de souvenirs, de bijouteries, d’habits de marque et de restaurants, tout pour plumer le touriste.

Le lendemain, nous partons à l’assaut du rocher avec le téléphérique qui nous dépose tout en haut sous la brumequel dommage, nous n’apercevons même pas l’Afrique qui se trouve à 14 kilomètres. Bien sûr nous rencontrons les singes et nous redescendons pour visiter une grotte splendide, un musée dans une galerie qui retrace l’histoire du rocher imprenable et toujours aux mains des anglais. Nous sommes, tous les quatre déçus, car nous avons payé cher et nous découvrons un parcours et une ville sales et nous avons bien l’impression de nous faire plumer comme les autres touristes.

Le 18 juin 2009 – GIBRALAR – PUERTO BANUS

Nous voici en Méditerranée, pas de vent, belle mer, beaucoup de moteur et nous débarquons dans le port de PUERTO BANUS - Le SAINT TROPEZ espagnol – Ce n’est vraiment pas notre milieu et bien sûr notre bateau parait ridicule au milieu des yachts de luxe.

Sur les quais, c’est un défilé de voitures de luxe, Nicolas nous cite tous les modèles et prend quelques photos de Ferrari, Bentley, Rolls Royce et autres…., c’est aussi un défilé de belles filles et je ne crois pas que Nicolas ait pris des photos, Nathalie est là pour surveiller !!!!

Dans la ville que nous visitons au pas de charge, nous ne voyons que marbre et dorures !!!

Nous ne nous éternisons pas, car le luxe se paye cher et le prix de la nuit au port de 64 euros nous laisse perplexe, il faut en plus payer 4.40 euros d’électricité (les nuits au port sont pour nous environ de 24 euros) et laisser des cautions de 210 euros pour 2 cartes magnétiques et une rallonge électrique (12 euros dans les autres ports).

Du 19 au 20 juin 2009 PUERTO BANUS – FUENGIROLA

Petite étape, qui nous amène dans une station balnéaire plus modeste. Nathalie et Nicolas nous quittent emportant toutes nos photos. Nous espérons qu’ils ont passé un agréable séjour, un peu court, mais peut-être reviendront-ils ?

Visite de la ville et approvisionnement pour les jours suivants.


Du 21 au 23 juin 2009 – FUENGIROLA – ALMERIMAR

Toujours pas de vent, mer relativement polluée, nous décidons de mouiller le soir dans une crique abritée entre MALAGA et ALMERIA. C’est notre premier mouillage, car sur l’Atlantique les côtes très abruptes ouvertes à la houle du large n’incitent peu à ce genre d’exercice.
Tout se passe bien, nous avons envie de nous baigner, mais nous sommes de suite ralenti dans notre élan, en voyant passer à côté de Fleur de Lune, les poubelles du village entraînées par un courant et suivies par un banc de mulets.


Nous repartons de bonne heure, enfin 9h30, c’est tôt pour nous qui sommes en vacances, en espérant avoir un peu de brise, rien, pas un souffle encore du moteur et un paysage très décevant, quoique attendu, des immeubles et des serres à perte de vue et nous relâchons à ALMERIMAR dont voici la description tout à fait réaliste des Instructions nautiques espagnoles « une grande partie de la région intérieure est une grande feuille de plastique sous laquelle se cultive la majeure partie des fruits et légumes consommés en hiver par l’Europe du Nord ».

samedi 20 juin 2009

JUIN 2009















DU 1ER JUIN AU 4 JUIN 2009

Remontée du TAGE, nous devions en avoir pour 4 heures de navigation, cela se termine par presque une journée, un peu de prés pour aller récupérer la bouée d’entrée du chenal et les courants contraires limiteront notre vitesse à 4 nœuds. Nous découvrons la tour de BELEM magnifique et ensuite nous passons sous le pont sous un vacarme impressionnant dû au fait que celui-ci est métallique.





Jean Pierre arpente les quais à la recherche d’un bouton poussoir pour le démarrage du moteur pendant 1 jour ½ - échec total il n’a pas trouvé dans tout LISBONNE un bouton poussoir !!!Enfin, nous allons visiter, nous sommes amarrés au port d’ALCANTARA qui se trouve un éloigné du centre ville aussi nous empruntons les transports en commun qui pour certains sont assez pittoresques, tout en bois à l’intérieur.



Pendant 2 jours nous parcourons les rues où nous découvrons de jolis monuments qui alternent avec des rues assez sordides, la propreté n’est pas de mise dans cette ville.

La ville compte 7 collines d’où il y a une vue imprenable sur la ville, nous n’allons que sur la colline du château de SAN GORGE que nous visitons.

Le premier soir nous demandons au capitaine du port où nous pouvons écouter du FADO, bien sûr, il nous dirige vers le ALTO BARRIO, haut lieu du fado, il fait nuit, il n’y a presque personne dans les rues et certaines évoquent des coupe-gorge, nous ne sommes pas très rassurés et nous rentrons au bercail bredouille avec des kilomètres dans les pattes car nous n’avions encore exploré les transports en commun.

La veille du départ, nous repartons à la charge dans un quartier un peu moins typé, et nous écoutons plusieurs interprètes, personnellement je trouve cela un peu trop mélancolique.

Nous sommes contents de quitter le port d’ALCANTARA, qui nous a permis de visiter le centre, mais qui est un port sans âme perdu au milieu des docks et sous le pont métallique dont le bruit finit par nous irriter.

lundi 1 juin 2009

JOLI MOIS DE MAI

FLEUR DE LUNE – ARZAL

DIMANCHE 10 MAI 2009
8 heures du matin, Charly et Françoise sont sur le quai pour nous dire au revoir. Cela fait 10 jours que nous sommes en congés et nous sommes enfin prêts, les derniers préparatifs furent plus longs que nous l’avions espéré.

C’est avec un peu d’émotion que nous voyons défiler les berges de la Vilaine. Une année complète, ne plus penser au travail, ne plus penser aux tâches quotidiennes mais ne pas savoir à quel endroit nous serons le soir même ; tout cela entraîne quelques états d’âmes !!!

Le temps est gris, un peu de vent, nous nous arrêtons à l’île d’Yeu.


LUNDI 11 MAI 2009

ILE D’YEU – LES SABLES D’OLONNE

Tout au près, et pas de beau temps en vue, donc nous ne traversons pas encore.

MARDI 12 MAI AU DIMANCHE 17 MAI 2009

LA ROCHELLE.

Nous sommes coincés au port, car il est hors de question de traverser le golfe avec du vent fort de Sud-Ouest, nous faisons les derniers préparatifs et nous faisons aussi des connaissances, quelques apéros le soir et nous devenons très impatients, déjà du retard sur les premiers jours !!!!



LUNDI 18 MAI 2009

Nous partons enfin, le vent se calme et se calme vraiment, il ne reste plus qu’une houle d’environ 4 mètres. Dur dur pour les estomacs fragiles. Le temps est gris et il fait froid et c’est avec nos 3 couches de polaires et les cirés que nous abordons la première nuit.

La lune n’est pas au rendez-vous, et nous avons un sillage tellement phosphorescent (vert)que par instant nous avons l’impression que le bateau est éclairé, nous n’avions jamais vu cela, c’est magnifique.

La journée suivante est toujours sans vent, ciel gris, quelques dauphins viennent nous rendre visite – comme d’habitude et la nuit suivante nous avons la visite d’un couple de martinets qui se posent sur mes mains, sur mon visage après avoir fait l’inspection de l’intérieur du bateau et finissent par se réfugier sous ma veste de quart. Jean Pierre prend la relève et ils partent, enfin pas tout à fait, car nous en trouvons un mort dans un équipet. Nous avions des odeurs nauséabondes et nous cherchions pourquoi depuis 2 jours.

Jean Pierre sera accompagné cette même nuit par une trentaine de dauphins avec leurs sillages phosphorescents – je n’ai pas pu en profiter, mais on ne peut pas dormir et veiller à la fois !!!!

La houle est toujours présente et nous avons des vents qui ne nous portent pas vers le Cap Finisterre aussi l’équipage fatigué décide de mettre le cap sur SANTANDER ou nous arrivons toujours accompagné par la grisaille le mercredi 20 mai. Visite rapide de la ville, Jean Pierre se croit déjà en été et par en Tee shirt et short. Quelle mauvaise idée il fait froid, et nous ne garderons pas un souvenir impérissable de cette ville, mais nous n’avons pas pris le temps de la visiter et il faut repartir.
JEUDI 21 MAI 2009

Cette fois-ci nous partons décidés à passer ce cap mythique. Toute la journée nous sommes sous spi et nous avançons à 6 nœuds en moyenne. Le soir le vent monte nous naviguons maintenant sous grand voile et inter. La nuit nous rencontrons beaucoup de navires – pêche- commerce- et parfois des lumières non identifiés qui nous défient !!!!.
La nuit se finit par un force 6 sous sommes sous grand-voile à 2 ris et n’avons pas eu le courage de mettre le foc. Non, décidément, nous ne passerons pas encore la pointe Finisterre, nous faisons relâche le vendredi 22 à RIBADEO, port que nous connaissons bien – toujours de la grisaille !!!

SAMEDI 23 MAI 2009-DIMANCHE 24 MAI

Passage du Cap Barès et du Cap Ortégal sous la pluie et un peu de vent. Arrivée à Camarinas.
Nuit tranquille au niveau navires, nous constatons que les pêcheurs ne travaillent pas le week-end et c’est bien ainsi.

LUNDI 25 MAI 2009

Départ de Camarinas sous un ciel gris, nous passons enfin le Cap Finisterre par force 3 à 4 et de suite après nous commençons à voir enfin un peu de ciel bleu.


Arrivée à Portosin dans la baie de Muros sous un ciel bleu et sans vent, nous sommes un peu surpris car d’habitude il y a du vent dans cette baie.
Le soir nous arrosons le passage du Cap Finisterre, les tapas sont toujours aussi bonnes et le vin blanc est fameux. Le lendemain j’ai mal à la tête !!!!!

Journée du 26 mai - Grand nettoyage sous un vent soutenu. On se disait que Portosin sans vent ce n’était pas normal.

MERCREDI 27 MAI 2009

Nous avions prévu de revenir à ST JACQUES DE COMPOSTELLE que nous avions un peu découvert lors d’une précédente croisière.

Ce fut une journée formidable et pleine d’émotion. Nous avons assisté à la messe, la cathédrale est bondée de pèlerins et je reste sous l’envoûtement de chants religieux interprétés par une sœur avec une voix exceptionnelle et par le lancé de l’encensoir au dessus de la foule (qui applaudit- et oui dans une église des applaudissements, je n’en reviens pas).

Cette cathédrale est magnifique et la ville est une concentration de monuments tous plus beaux les uns que les autres. (Nous avons pris environ 150 photos).

Nous sommes sous le charme de cette citée et nous vous invitons vivement à la visiter.



JEUDI 28 MAI 2009

Départ de PORTOSIN, sous un beau soleil. Nous sommes vraiment en voyage maintenant et nous n’avons plus l’impression de convoyer « FLEUR DE LUNE » comme nous le ressentions auparavant.

Belle journée, sous spi puis au moteur.

Arrêt à BAIONA pour escale technique, nous avons une pièce qui s’use anormalement sur la bôme et nous devons absolument réparer. En mer ce n’est pas facile.

VENDREDI 29 MAI 2009

Réparation faite, nous partons visiter cette ville que nous avions déjà découverte, il fait 30 degrés et c’est l’été pour nous.

Un très beau fort domine l’entrée de la baie, et les ruelles étroites sont très typées.

Dernière ville avant le Portugal.









DU VENDREDI 29 MAI AU DIMANCHE 31 MAI

Nous suivons une côte très rectiligne qui nous amène vers Lisbonne.

Première nuit fabuleuse, vent de Nord Est force 2 à 3, mer belle et nous croyons être sous les alizés portugais, mais désenchantement qui suit car du 30 au 31 nous sommes obligés de mettre sous moteur et c’est avec bonheur que le dimanche nous rentrons dans l’estuaire du Tage et allons nous amarrer au port de CASCAIS.

La navigation s’est bien passée et nous sommes un peu surpris de n’avoir vu aucun animal.

Nous allons faire escale de 2 jours environ pour découvrir LISBONNE.